D O C U M E N T S


par Christophe Dauphin, Jean-Dominique Rey, Victor Brauner, Valère Novarina, Alain Jouffroy, Sarane Alexandrian,

publications et expositions récentes

    "Et puis, tu sais, elle est peintre" nous soufflait Victor lorsqu'elle s'éloignait, comme s'il nous dévoilait un grand mystère. Il faut dire qu'elle gardait le silence sur sa peinture. Cette attitude, toute de pudeur et d'exigence, qui consistait à ne rien montrer de ce qu'elle peignait sauf peut-être à Victor cette attitude étonne aujourd'hui mais faisait partie de notre éthique…


    Nous rêvions néanmoins ses tableaux dont Victor une fois décrivit à merveille le contenu mais, comme Madeleine pratiquait l'insatisfaction à l'état permanent, il aura fallu que les années passent pour les connaître. En les découvrant c'est notre propre jeunesse que nous retrouvons. et chez elle cette liberté du geste, cette élégance inventive de la forme que nous cherchions à travers les mots, nous savons désormais qu'elle l'atteignit comme une flèche le cœur de la cible. Avec ce recul du temps qui seul permet de voir véritablement, l'œuvre de Madeleine Novarina nous est maintenant révélée parée d'un double prestige : celui de la distance faite, qu'on le veille ou non, de l'aura que nous prêtons à une époque que nous avons vécue — mais, surtout, celui d'une œuvre qui tout à coup se met à sa juste place et nous surprend par sa mystérieuse fraîcheur, préservée intacte, en même temps que par sa force qui s'inscrit avec une singulière justesse dans une perspective dont nous possédons enfin toutes les données.


    Une première évidence s'impose désormais à nos yeux doués de cette liberté de la distance-temps : à l'époque où cette œuvre fut accomplie, si elle emprunta au surréalisme quelques éléments — automatisme, liberté, onirisme — elle se situe très vite au-delà de celui-ci parce que Madeleine Novarina, possédant un véritable tempérament de peintre, fit passer l'image, la trouvaille, automatique ou non, par le chas d'une exigence picturale. Elle leur donna ainsi, sans y songer, un brevet de jouvence.


    Si toute œuvre est transposition — du matériau à la lumière, de l'impression qui la déclenche à la forme qui la concentre — chez Madeleine Novarina la peinture est plus spécifiquement habitée par une sorte de génie de la métamorphose qui, démarche naturelle, devient sa véritable signature. Ou une sorte de jeu qui règle tout. Elle a su admirablement saisir sur le vif et faire passer en formes, volumes et couleurs, un mystérieux processus intérieur, comme si du mouvement du sang elle faisait une lumière et que ces lentes opérations internes, sorte d'alchimie secrète au cours de laquelle l'intuition convoie le métier, donnaient naissance à une fantasmagorie dynamique. On a ainsi l'impression de saisir dans la nuit verte de la plante sa croissance au moment même où, pour nous, elle résonne entre rêve et évidence (L'Œil des cavernes, 1948). Ou de surprendre, à l'instant de leur mue, des animaux singuliers que nous enfantons ou qui nous enfantent dans un large jeu cosmique (Stop ! ou le douanier de la zone d'ombre, 1948). Seule, peut-être, une femme pouvait-elle entrer aussi intimement par l'œuvre dans le secret de la création.

Lettre  de  Victor  Brauner

    Il régnait rue Perrel, dans l'atelier de Victor Brauner, un climat qu'on eût cherché en vain dans les réunions du groupe surréaliste. Ici, pas d'apprêts ni de cérémonial mais un concours de libres subjectivités, un échange amical d'idées, de sensibilités, sans que vienne peser aucun interdit. Et, par-dessus tout, un humour qui fusait d'autant mieux qu'il était la plus sûre parade aux difficultés du quotidien. Certes, les éclats ne manquaient pas, ni les réactions brusques, les sensibilités à vif pouvaient se heurter. Mais Victor, en grand prêtre de l'humour, savait désarmer d'un mot, d'un rire, d'une boutade totalement inattendue ce qui, sans lui, se serait envenimé. Humour frotté de tendresse. Cet homme attentif à autrui était ouvert à toutes les nouveautés capables de le toucher. Son atelier, comme le proche appartement, était à l'image exacte de ce que nous souhaitions : un lieu d'échange et de libre parole. Et c'est là, lorsque nous fûmes tous brouillés avec André Breton, que nous nous retrouvions le plus volontiers entre fin 1948 et 1955. Tous, c'est-à-dire Sarane Alexandrian, Alain Jouffroy, Francis Bouvet, Claude Tarnaud et quelques autres.


    Victor, avec son mélange de subjectivité blessée et triomphante ce qui pourrait être une définition du processus créateur nous donnait le seul exemple qui nous parût valable et qui réussisse à concilier cette terrible lucidité dont nous étions atteints et cet élan qui voulait, sans concessions, trouver le chemin de l'œuvre.


Nous en étions à nos années d'apprentissage, peu facilitées par les ombres rémanentes de la guerre. Mais on voyait entre ces murs où dansaient l'ombre fugitive et peut-être incertaine du Douanier Rousseau, en ce quartier qui avait vu déambuler Gauguin et sa Javanaise, venir, s'arrêter, s'asseoir et discuter aussi bien Matta que Jean Hélion, Pierre Mabille ou Jean Dausset, René Char ou Jean Wahl, autant d'esprits libres et singuliers.


C'est dans cet atelier que nous avons été quelques-uns à rencontrer pour la première fois Madeleine Novarina. Elle arrivait impromptue, vive, immédiate. Il y avait chez elle un rayonnement dont le naturel surprenait et attirait. Nous étions tous séduits par son beau visage admirablement sculpté, par cette liberté d'allure que la femme possède beaucoup plus tôt que l'homme, presque d'emblée, et par cet humour qui la mettait de plain-pied avec Victor.

    Aussi l'ensemble de ces tableaux, enfin visibles, se déploie devant nous à la fois comme invention, trouvaille, humour — ce mot, ici, est à souligner — mutation et métamorphose remarquables. Vivant à la fois à l'écart mais captant intuitivement dans sa solitude l'esprit du temps, Madeleine Novarina a travaillé dans cette impeccable liberté qui n'a pas la mode pour contrainte mais ce que l'œuvre impose pour mieux se mettre à l'écoute de l'obscur et du secret.

   

    Peut-être les années 1945-1955 apparaîtront-elles un jour comme un moment difficile mais privilégié où, sous les décombres des évènements accumulés par la décennie précédente, l'artiste aura tenté de faire surgir des images ou des formes encore inédites, à la fois pressées par le tragique encore proche et s'en détournant : donc, de ce fait, puisant plus librement dans l'inconscient, dans la mouvance profonde de la chair. Libérés par la guerre de certains tabous, quelques artistes, parmi lesquels il faut ranger Madeleine Novarina, auront fait sauter les verrous et permis aux formes de célébrer de nouvelles noces en les livrant à la puissance de leurs attractions mutuelles.


   Un regard sur les tableaux ou les gouaches de Madeleine Novarina donne la certitude qu'elle vécut ce moment avec intensité et qu'elle y participa en novatrice, mêlant le flux de l'observation au courant de l'imaginaire. Ses créations qui semblent le simple reflet de sa main nous viennent en fait d'un ailleurs auquel elles sont arrachées par l'humour, le jeu, la fête à travers l'angoisse qui nous taraudait tous à l'époque. Sous cette apparence ludique qui la désigne à notre regard, cette œuvre, dans les années suivantes passera comme en se jouant (mais, de la volonté même de l'artiste, nous ne savons rien de ses affres) de cette grâce fantastique aux patchworks, sorte de surimpression du figuratif sur l'abstrait, donnant à la surface sa mobilité. L'œuvre jusque'à la fin restera inventive et séduisante sans y songer.


    Mais, dans ces années décisives de l'après-guerre aussi difficiles qu'elles nous apparaissent fondamentales, c'est à une véritable magie qu'accède cette œuvre : on assiste, sur le vif, à la transaction entre un monde "invisible" et un monde à venir comme si la peinture ici conjuguait les deux faces du miroir.




Jean-Dominique Rey, 1995, Les Supervisions, Galerie 1900 - 2000

Victor Brauner et sa sœur Rowena dans la chambre de Madeleine Novarina,

Thonon-les-bains, 1948. IMEC/Fonds Alexandrian

Le 1er septembre 1948


                            Très chère Madeleine,


    au sein de ces somptueux voyages, vécus intérieurement en ces temps toujours identiques, ces temps sans temps, souvent, dans mes associations d'idées Tu apparais. Je ne peux malheureusement pas reconstituer en détail ces exploits de rêve. Je ne dois peut-être pas non plus m'étendre jusqu'à ce que j'aie la certitude que ces messages seront strictement adressés à Toi, parce que mon personnage secret exige le secret, et par ces temps où les facteurs ont si faim, on ne sait jamais. Il y avait un peintre qui cherchait toujours plus de lumière : il a mangé le soir l'ampoule électrique.


    Je suis heureux d'avoir rencontré ton personnage qui est à mon sens "La belle germination".


    Pour le moment je t'embrasse avec toute mon affection et je te prie de me considérer définitivement comme un ami.



Victor infini


PS : J'espère (JE-LE-SOUHAITE) que tes histoires de logement se sont arrangées et que tu as commencé à travailler, et aussi que tu es plus contente.

Analyse par Alain Jouffroy

La Nouvelle Madeleine Novarina


    La femme, comme la flamme, se renouvelle, change, bouge, improvise ses flux, ses fluides dans l'atmosphère mentale et physique de sa propre chaleur. Madeleine Novarina, compagne de Sarane Alexandrian, ultime théoricien du surréalisme, a su, dans sa vie comme dans son travail de peinture, manifester secrètement ce rayonnement d'un pouvoir contraire à tous les pouvoirs, mais ancré plus que dans l'espace élargi du réel. Elle fut, à cette époque (1948-1968), avec Meret Oppenheim, Leonora Carrington, Leonor Fini et quelques autres, l'une des seules artistes-femmes à se moquer des jugements que les critiques d'art masculins pouvaient lui porter, pendant ces vingt années, sur leurs œuvres singulières.


     Notre expérience commune du surréalisme, à Alexandrian et à moi, nous incitait évidemment à     encourager un tel type de défi. Dans l'espoir de changer le surréalisme en une force poétique de dépassement de toutes les idéologies, de tous les dogmes (y compris celui que le surréalisme, aux yeux de certains adeptes, était en train de constituer), nous avions été quelques-uns, autour de Breton et déjà au-delà, à penser que la femme n'était ni l'enfant-fée, ni la sorcière, moins encore le fantasme de notre adolescence romantique. Beaucoup plus concrètement, elle était pour nous : maîtresse, fille, amie, complice et provocatrice de tous les jours et de toutes les nuits. Nous en étions (sauf Stanislas Rodanski) persuadés : la femme complice ne pouvait se réduire ni à un mythe ni à une idole. Dans sa rencontre avec le surréalisme, avec Alexandrian en particulier, Madeleine Novarina ne s'est pas contentée de transgresser ces rôles illusoires que lui attribuaient encore les hommes. Elle fut l'une des première femme à identifier l'art à la vie réelle. Elle a surpassé le mythe masculin de la femme pour éclairer ce monde rouge - que dans un de ses poème elle appelle sa couleur intérieure - qui s'oppose à la fausse idée que les hommes (ces daltoniens du sexe) se font des femmes. Elle le dit dans ce poème d'Autour du lieu :

    Victor Brauner, notre ami commun, à Alexandrian, à Madeleine et à moi, a sans doute exercé une action mentale profonde sur cette toute jeune femme, dont il admirait l'énergie et le génie sensible. En-deçà de l'univers marchand de l'art, qui s'est puissamment organisé depuis que les critères économiques du libéralisme ont dominé et faussé les critères sensibles et intellectuels, Madeleine Novarina a développé, en parfaite indépendance, mais aussi en parfait accord avec l'homme qu'elle aimait, ce qu'on peut appeler la recherche d'une mythologie du feu féminin. Les "dieux" modernes sont ceux, immanents à la vie des hommes, qui leur donnent nom et figure, qui apparaissent brusquement, au détour d'un choc, d'une rencontre, d'un évènement émotionnel : on ne les reconnait pas d'emblée. Toutes les œuvres de Madeleine Novarina portent la trace de ces dieux immédiats, innommés. Ils en dictent le tatouage chromatique, la construction nerveuse et spontanée. Toutes les œuvres qu'elle a bien voulu, après quelques autodafés qui étaient autant d'autocritiques, léguer à l'éventualité de découverte, ou de re-découverte de ses survivants, sont aujourd'hui l'objet de nos regards, presque indiscrets, d'un corps convulsif de pensée, qui refuse - par sa nuisance picturale intrinsèque - de capituler devant le monde existant. En les regardant, nous assistons à la sismographie instinctive d'une résistance passionnée à la nouvelle réglementation, esthétique et morale, de tous les codes de communication visuelle. En la plupart des occasions, elle a destabilisé des modes de représentation connue, y compris celui, qu'elle a étudié et qui sert souvent de fond à ces figures, du modernisme abstrait. Au dernier moment - quand elle en a eu le temps - elle a mis feu à l'arbre que l'on aurait pu croire le sien. La combustion, en elle, a supplanté tout esprit de conservation.


    Le feu du désir de 1955, qui répond à la question qu'elle s'était posée en peignant, en 1948, Celle qui danse sur un volcan et à La femme-liane est en fleur, de 1952, est une œuvre-phare pour éclairer tout ce qu'elle a cru, à tort ou à raison, devoir peindre pour se dépasser elle-même. On y sent la résolution (Tope-là, ou la femme résolue, est un tableau de 1960 où le poing féminin s'oppose à la main ouverte et où la bouche se dessine sur le rouge) de régler son compte à l'image classiquement passive, soumise et narcissique, de la femme par elle-même. En s'associant au volcan, brasier d'un feu sans fin, Madeleine Novarina a contribué à détruire l'image spectaculaire que les hommes ont longtemps suggéré aux femmes de donner d'elles-mêmes. pour se libérer de cette image, elle a souvent "brûlé" d'un tableau à l'autre, comme on le dit, dans les jeux d'enfants, de ceux qui sont en train d'approcher par hasard d'un objet caché, invisible, mais bien réel.


    De quel objet caché, en l'occurence, s'agissait-il, sinon celui, innommable, de la fête physique de l'amour qui l'habitait ? Dans l'image de la femme dansant au dessus du volcan, de 1948, très complice de celles que Henri Michaux pouvait produire en secret depuis plusieurs années, elle se révèle aussi visionnaire, mais plus volontariste que lui. Dans celle de 1955, elle s'immerge complètement dans une cérémonie de fusion avec laquelle, en rêve, elle fait corps. Elle s'y noie dans le feu comme dans l'eau. Au lieu de considérer le feu comme un moyen de destruction, elle en fait sa forme de ré-surrection. Tout se passe comme si elle avait cherché à incarner ce que Novalis appellait la "flamme mouillée" : en cela, sa femme-liane fait, sans qu'elle l'ait su, écho à cette phrase de l'Encyclopédie du poète de Grains de pollen : L'arbre ne peut devenir que flamme ardente, l'homme que flamme parlante, l'animal que flamme changeante.


    Dans l'espace des sept années qui séparent la "danse au dessus du volcan" du "feu du désir", ce feu ne s'est non seulement pas éteint : il semble avoir conquis, tout entier, l'espace intérieur de sa pensée. Comme si, de plus en plus certaine de connaître la glaciation des hommes, elle s'inventait, comme en se jouant, un vocabulaire visuel qui dépasse toute distinction réelle et fantasmatique entre les sexes. En fait, cette provocatrice énergétique avait consciemment choisi de devenir l'une des réconciliatrices utopiques de tous les contraires. Sans morale, sans jugement : au centre physique de la conscience féminine, elle a franchi les frontières du narcissisme, inhérent à l'individualisme occidental, pour tenter de découvrir, au-delà de ces images périmées, la porte d'un univers de révolte multiforme, mais profondément juste, dans lequel l'homme et la femme participeraient, avec joie, à la danse cosmique d'un même chaos. 1 + 1 n'y égale pas 2, mais, procréation surprenante parce qu'infinie : 3, - le contraire d'une fixe "sainte-trinité". Anti-sclérose, anti-unité, polysémie sans fin.


    Seul sacré pour elle : le profane. Seul horizon possible, commun aux hommes et aux femmes : les traces futures d'un désir de non-fin. Au centre de ce parcours sans commencement ni achèvement : l'image rouge d'une saltimbanque, plus éveillée que les hommes, complice des clowns et de l'équilibre inconnu, imprévisible, du monde réel.



Alain Jouffroy, 1994, Le Monde imaginaire de Madeleine Novarina, Galerie Alain Veinstein

Je suis rouge


Les daltoniens me confondent avec la verdure


Plante sans racine marchante


Troène taillé en donzelle


Mur de luzerne découpé en femme


Dressée contre tout et l'ensemble


Je m'oppose verte mais au fond rouge


Très rouge je le répète incroyablement rouge

Correspondance  avec  Valère  Novarina

Octobre 1979

                                Cher Valère,



    merci de ton beau livre La Lutte des morts, que je suis en train de lire. Il me paraît plein d’inventions, de truculences, de trouvailles indiquant la personnalité d’un véritable auteur.


    Ce qui est dit gravement me fait pouffer de rire, ce qui est dit plus légèrement me donne à réfléchir. À entendre, c’est un rythme nouveau qui sort de terre. Qui descend des Monts à l’oreille.


    Voilà ce que je pense déjà. Sarane le lira. Merci cher Valère, sois sûr que nous sommes attentifs à ton cheminement.


Madeleine

                                                                                   9 novembre 1979


                        Chère Madeleine,


    j’ai été touché par ta lettre, une des toutes premières reçues, une des plus justes. On pourrait peut-être se voir un jour ? Virgile allait l’an passé à l’école du square Lamarck, tout près de chez vous...

    Ça ne se passe pas trop mal pour le livre, mais il y a des moments assez durs : quelque chose comme la dépression de l’accouchée... ! On se téléphonera ?


À toi,

Valère

Valère Novarina entre sa tante Madeleine et sa mère Manon, avec son grand-père Daniel Trolliet et son oncle Sarane Alexandrian 1961. IMEC/Fonds Alexandrian

Témoignage de Sarane Alexandrian

Préface  de Jean-Dominique Rey

        Madeleine Novarina et Sarane Alexandrian se sont aimés, entraidés, stimulés et compris durant trente-sept ans. Telle est la trame de leur histoire et du livre que Sarane a consacré en 1992, à celle qu'il avait surnommée la Fée Précieuse. Cette monographie sans complaisance retrace l'itinéraire et explore la création saisissante d'un peintre qui a toujours refusé d'effectuer des expositions particulières. Madeleine Novarina a peint pour être et non pour se faire remarquer. Elle a été authentiquement peintre et poète, à travers une évolution qui fut constante  dans la volonté de varier son art tout en affirmant sa personnalité par des recherches picturales qui s'inscrivent sur trois périodes.


Christophe Dauphin, Supérieur Inconnu n°30

été 2011, numéro spécial Sarane Alexandrian, p. 23

Supérieur Inconnu n°30, été 2011

couverture de Madeleine Novarina

isbn 978-2-912093-21-9

Le Monde imaginaire de Madeleine Novarina,

Catalogue d’exposition à la galerie Alain Veinstein,  préface d’Alain Jouffroy, 1994

Madeleine Novarina par Sarane Alexandrian

Les éditions de l’amateur, 1992, 190 pages,

isbn 2-85916-134-7

« Les Supervisions », Catalogue d’exposition à la galerie 1900 - 2000

préface de Jean-Dominique Rey, 1995

Présentation par Christophe Dauphin

Lettre de Valère Novarina à sa tante Madeleine, 1979

IMEC/Fonds Alexandrian

Galerie 1900 - 2000, Marcel Fleiss, Communiqué de presse

de l’exposition Madeleine Novarina, 1995

 

    Pétulante, moqueuse, toujours prête au jeu et au fou rire, mais également sérieuse, poétique, d'excellent conseil dans les moments difficiles, Madeleine me ravissait par son caractère rebelle, sa franchise directe et sa droiture intransigeante. Connaissant les «Usages du monde» de la baronne Staffe, elle avait, sans jamais se départir des principes d'une éducation raffinée, de sereines audaces dont les insoumises vulgaires sont bien incapables. A Iolas qui lui demandait si elle avait des enfants elle répondit : "Non, j'ai deux oiseaux, et quand je n'en veux plus j'ouvre la cage pour qu'ils s'envolent".


    Quand nous ne fîmes plus mystère aux autres de notre union, les premiers à s'en réjouir furent les Brauner. Jacqueline embrassa Madeleine avec exubérance, et Victor nous interrogea malicieusement :


— Faites-vous partie du potager ou de la basse-cour ?

— Que veux-tu dire ?

—Lorsque deux amoureux s'appellent  "mon chou", ils sont du potager;  lorsqu'ils s'appellent "mon lapin", ils sont de la basse-cour.


    Je lui assurai que je n'invoquait ni le légume ni la bête à poil. J'ai toujours comparé les amants à des miroirs vivants : la femme réfléchit le Principe mâle et l'homme réfléchit le Principe féminin. En s'offrant l'un à l'autre, par l'amour réciproque, des images secrètes de ce qu'ils sont, leur double réflexion permet à chacun d'eux de découvrir sa personnalité véritable et sa juste destination humaine.


Sarane Alexandrian, L'Aventure en soi, autobiographie,

Mercure de France, 1990

L’Aventure en soi, Autobiographie

Le Mercure de France, 1990

isbn 2-7152-1636-x

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Publications et expositions récentes

Publication de la monographie «Madeleine Novarina», de Sarane Alexandrian, éditions de l’Amateur.

isbn 2-85916-134-7

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2  0  0  8

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1  9  9  5

1  9  9  4

1  9  9  3

1  9  9  2

Quatre poèmes et de la projection d’encres La Parade nuptiale en couverture du n° 30 de la revue «Supérieur Inconnu», été 2011.

isbn 978-2-912094-21-9

Trois poèmes dans l'anthologie «Les Riverains du feu» de Christophe Dauphin, éditions Le Nouvel Athanor.

isbn 978-2-35623-012-6

Recueil de poèmes de Madeleine Novarina, «Autour du lieu», par la librairie-galerie Racine, Paris.

isbn 2-243-04375-0

Exposition au cipM : Centre international de poésie Marseille : «17 artistes à 17 ans». Avec Arman, Jean-Pierre Bertrand, Pierrette Bloch, François Bouillon, Daniel Buren, Dado, Paul-Armand Gette, Jean Olivier Hucleux, Jean Le Gac, François Morellet, Gina Pane, Titi et Jean-Luc Parant, André Raffray, Sarkis, Bernar Venet, et Carmélo Zagari. Catalogue : Le Cahier du refuge n°138, juillet-août 2005.


Exposition au Musée Arthur Rimbaud de Charleville-Mézières : «17 artistes à 17 ans», avec Arman, Jean-Pierre Bertrand, Pierrette Bloch, François Bouillon, Daniel Buren, Dado, Paul-Armand Gette, Jean Olivier Hucleux, Jean Le Gac, François Morellet, Gina Pane, Titi et Jean-Luc Parant, André Raffray, Sarkis, Bernar Venet, et Carmélo Zagari. Catalogue : «17 artiste à 17 ans», Musée Arthur Rimbaud et Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris.

isbn : 2 84056 163 8

Exposition Madeleine Novarina et Sarane Alexandrian à la librairie Nicaise, 145 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.

Exposition «Les Supervisions», galerie 1900-2000, David et Marcel Fleiss, 8 rue Bonaparte, 75006 Paris. Catalogue préfacé par Jean Dominique Rey.

Exposition «Le Monde imaginaire de Madeleine Novarina», période surréaliste, à la galerie Alain Veinstein, Paris. Catalogue préfacé par Alain Jouffroy.

Rétrospective à la Maison des Arts de Thonon-les-bains, «Madeleine Novarina et le surréalisme», catalogue préfacé par Sarane Alexandrian.

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Publication de la projection d’encres «La Parade nuptiale» dans la revue Les Hommes sans épaules n°28, nouvelle série, second semestre 2009, p. 187. Dossier Vicente Huidobro.

isbn : 978-2-243-04435-5

Site des Hommes sans épauleshttp://www.leshommessansepaules.com/

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Projection d’encres Une princesse des jours meilleurs (1956) en couverture du livre Les leçons de la Haute Magie de Sarane Alexandrian, éditions Rafael de Surtis, 2012, préface de Christophe Dauphin

isbn 978-2-84672-309-1

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Dictionnaire Les Peintres de la Savoie, 1860 - 1980, par Anne Buttin et Sylvain Jacqueline, Néva Editions, p. 221

isbn 978-2-35055-190-6

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Exposition pour Les journées du matrimoine, 15 - 18 septembre 2016,

dans différents départements de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.


http://hfauvergnerhonealpes.wixsite.com/matrimoine

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Deux des vitraux réalisés par Madeleine Novarina pour l’église de Vieugy en couverture du «Livret du chantre-animateur», édité par les diocèses d’Annecy, Belley-Ars, Chambéry, Grenoble-Vienne, Lyon, Saint-Etienne, Valence et Viviers.


Photo : Jérôme Bouchet, responsable du Patrimoine et de l’Art sacré du diocèse d’Annecy